Nouvelle étude sur le reporting ESG

Nouvelle étude sur le reporting ESG à l’échelle des sites miniers – d’importantes lacunes et des signes encourageants

Une nouvelle étude de la Responsible Mining Foundation révèle les faiblesses en termes de publication d’informations environnementales, sociales et de gouvernance de petites et moyennes entreprises cotées à la bourse de Toronto et ayant des sites miniers en Australie, au Burkina Faso, au Canada, en Côte d’Ivoire, au Libéria, au Mali, Au Mexique en République Kirghize et au Suriname.

L’étude évalue la publication d’informations à l’échelle des sites miniers par 12 entreprises minières et leurs 31 sites miniers situés dans 9 pays. L’évaluation couvre 15 thématiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) essentielles et relevant de l’intérêt public. Les résultats mettent en évidence une grande variation dans les niveaux de publication, mais également qu’un meilleur reporting est à la portée de nombreuses entreprises.

La publication de données ESG à l’échelle des sites miniers est essentielle pour que les entreprises puissent développer des relations de confiance et engager des discussions constructives sur des questions d’intérêt commun avec les communautés affectées par l’exploitation minière, les travailleuses et travailleurs, les gouvernements, les actionnaires, les investisseurs et d’autres parties prenantes.

Les conclusions principales soulignent un manque d’informations ESG disponibles

Globalement, les scores relatifs à la publication de données ESG à l’échelle des sites miniers sont faibles, avec un score moyen de 11% et seulement trois des 31 sites miniers ayant obtenu un score supérieur à 25%.

Lorsque les entreprises publient des données ESG à l’échelle de leurs sites, elles sont souvent présentées dans un format qui ne permet pas aux autres parties prenantes d’en faire bon usage. C’est par exemple le cas de données environnementales partagées sans informations sur les lieux et dates où les niveaux de pollution ont dépassé les valeurs limite, »

explique Pierre de Pasquale, le chercheur principal de l’étude à la Responsible Mining Foundation.

Les réglementations gouvernementales en matière de reporting contribuent clairement à renforcer les pratiques en termes de publication d’informations, par exemple sur les études d’impact ou les plans de fermeture. De même, les sites miniers soumis aux demandes d’actionnaires ou d’investisseurs afin d’aligner leurs pratiques sur des initiatives internationales ou sur des standards de reporting ont tendance à avoir une publication de données ESG plus solide.

Il est important de noter que la Bourse de Toronto (TSX) et la Bourse de croissance de Toronto (TSX.V), qui comptent le plus grand nombre de sociétés minières cotées au monde, n’imposent pas de règles supplémentaires en termes de reporting ESG au-delà de la réglementation canadienne standard. La Bourse de Toronto fournit néanmoins des recommandations non contraignantes.

Les résultats les plus faibles de l’étude concernent les conditions de travail. Un grand nombre des entreprises évaluées ne sont pas en mesure de démontrer qu’elles fournissent des équipements de sécurité appropriés à tous leurs travailleuses et travailleurs ou qu’elles leur proposent des mécanismes de plainte efficaces.

Le site ayant obtenu le meilleur score se trouve au Burkina Faso et n’est pas le plus grand site de cette étude, à tous points de vue (ni en effectifs, ni en valeur ou volumes de production). En outre, l’étude a mis en lumière des exemples encourageants de pratiques modèles, telles que le dialogue systématique avec les communautés affectées par les activités minières au sujet des résultats des études d’impact sur l’environnement ou pour tester les plans de réponse aux situations d’urgences.

Une meilleure publication de données ESG est à la portée de nombreuses entreprises

La publication d’informations ESG à l’échelle des sites miniers varie considérablement d’une entreprise à l’autre. Quelques-unes des entreprises évaluées collectent et rassemblent déjà certaines données à l’échelle des sites, comme en témoigne leur publication de données agrégées au niveau de l’entreprise. Une meilleure publication des données ESG est clairement réalisable pour de nombreuses petites et moyennes entreprises, sans beaucoup d’efforts supplémentaires.

« Les sociétés minières elles-mêmes ont beaucoup à gagner à renforcer leur capacité à « savoir et faire savoir » comment elles abordent ces questions d’intérêt public », a déclaré Hélène De Villiers-Piaget, directrice de la Responsible Mining Foundation.

Au sujet de la Responsible Mining Foundation

La Responsible Mining Foundation (RMF) est une organisation indépendante à but non lucratif qui encourage l’amélioration continue d’une activité minière responsable en évaluant de manière transparente les performances des sociétés minières, y compris à l’échelle des sites miniers, en mettant en évidence les meilleures pratiques et le partage des connaissances. La Fondation n’accepte pas de financement de l’industrie minière.

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